Description
Art japonais, photographie et Renaissance italienne.
Vernissage de l'exposition photo La Femme de Vitruve, avec performance de peinture japonaise avec accompagnement de trio de guitares.
L’homme seul pour représenter l’Humanité… ?
La Femme de Vitruve offre une déclinaison d’images dans la fusion étonnante de l’art japonais, l’iconographie de la Renaissance italienne et la photographie pour revisiter le dessin emblématique de Léonard de Vinci. Réalisé par le maître italien vers 1490, L’Homme de Vitruve, inspiré de l’étude des proportions du célèbre traité de l’architecte romain Marcus Vitruvius Pollio (De Architectura, Ier siècle av. J.-C.), donnait dans ses proportions parfaites, une vision de l’Humanité dans son environnement.
L’art greco-romain visait à imiter la nature pour en saisir l’équilibre et l’harmonie cosmiques. À travers l’image de Léonard, la Renaissance réactualise le débat dans une redécouverte du corps et une volonté de réalisme libéré de toute contrainte idéologique ou théologique en représentant l’Homme dans une beauté esthétique idéalisée de l’Humanité, mais limitée à une seule description masculine. « La Femme de Vitruve » apparait alors comme le sujet complémentaire et fondamental d’une vision universelle de l’Homme.
DARIO CARUSO (photographe portraitiste aux influences picturales), MAURO DE GIORGI (artiste peintre spécialisé en peinture japonaise) et AMELIE FERRIGNO (historienne de l’art, écrivaine et modèle), ont poursuivi la recherche de ce symbole humaniste de la Renaissance italienne qui place « L’Homme au centre de tout » et comme la mesure du monde, en le substituant par la Femme.
En faisant se croiser les références iconographiques de la Renaissance italienne avec l’art japonais, ils illustrent ainsi la place de la Femme au centre de son microcosme et du macrocosme, dans les limites d’un espace circonscrit qui se déforme au fil de sa découverte…, comme autant d’univers dans lesquels elle compose pour trouver sa place au monde.
À partir de cinq thématiques (la maternité, le courage, la liberté, l’empathie et l’indépendance), la fusion des techniques de photographie et de la peinture japonaise sumi-e, de la calligraphie skodo ou encore du Kintsugi (technique de la réparation par l’or) questionne les diverses nuances de la beauté d’une libération intérieure, gageure de l’équilibre et de l’harmonie recherchés depuis l’Antiquité, en ajustant le propos aux problématiques toujours actuelles du regard posé sur la Femme dans notre société.
La « Femme » peut-elle, elle aussi devenir sa propre mesure dans ce monde ?
