L’origine du nom de Saint-Savournin
Le nom de Saint-Savournin trouve son origine dans sa première église, autrefois appelée Sanctus Saturninus. Celle-ci aurait été construite sur les ruines d’un ancien temple dédié au dieu Saturne. Au fil du temps, le nom évolue pour devenir celui que l’on connaît aujourd’hui, notamment après l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, qui impose l’usage du français dans les documents officiels.
Les armoiries du village, quant à elles, reflètent également son identité : on y retrouve un arbre, symbole d’un territoire très boisé, accompagné de deux lettres « S » qui rappellent son nom.
Des traces anciennes à un village médiéval
Le territoire de Saint-Savournin est occupé depuis très longtemps. Des traces d’habitations datant du Néolithique ont été découvertes autour du Castellas, tandis que plusieurs vestiges gallo-romains témoignent d’une présence ancienne : tombeaux, reste d’un cimetière romain et même une voie romaine reliant Auriol à Gardanne, passant par le village.
Au Moyen Âge, Saint-Savournin est un petit village agricole connu sous le nom de Castellum Sancti Saturnini. La vie y est principalement tournée vers l’élevage (chèvres et moutons) à et la culture, notamment des oliviers.
Au fil des siècles, la commune change plusieurs fois de propriétaires, avant d’être marquée par des familles importantes comme la famille de Villiers et la comtesse Jacops d’Aigremont, qui contribuent à son développement.
Un passé minier au cœur de l’histoire locale
Saint-Savournin fait partie du bassin minier de Provence, un territoire marqué par l’exploitation du charbon pendant plusieurs siècles. Dès le XVIe siècle, les premières carrières et descenderies apparaissent, mais c’est à partir du XIXéme siècle que le lignite est réellement exploité pour alimenter les industries locales comme les tuileries, les cimenteries, les savonneries ou encore les raffineries.
L’activité se développe fortement au XIXe et au début du XXe siècle avec la création de nombreux puits, dont certains atteignent plusieurs centaines de mètres de profondeur. Le grand étant celui de Germain avec ses 600 mètres, inauguré en 1927 et fermé en 1961.
Le charbon est d’abord transporté à dos de mulets jusqu’à Marseille, avant l’arrivée du train au XIXe siècle, qui facilite son acheminement. Cette activité a profondément marqué le paysage et l’histoire de Saint-Savournin, jusqu’à la fermeture progressive des mines au XXe siècle.