L’origine du nom de Peypin
Le nom de Peypin trouve son origine dans le provençal « Pey « , qui signifie colline ou promontoire, en lien avec le relief qui entoure le village. Au fil du temps, la commune a connu plusieurs appellations anciennes telles que Castrum de Podio Pino, Pueypin, Podium Pine, Podium Pinum, Peypin, Feypin de Marseillo ou encore Peypin-lez-Auriol.
Concernant les armoiries, certaines interprétations évoquent des pépins de poire qui auraient été interprétés par le dessinateur d’Hozier (généalogiste français du XVIIe siècle) comme des cœurs. Toutefois, elles ne semblent correspondre à aucune famille seigneuriale locale et leur origine reste incertaine.
Un village reconnu pour son patrimoine et son industrie
Peypin témoigne de présence humaine remontant à l’âge du Fer. En effet, des traces d’occupation ont été retrouvées sur l’oppidum de la Cride, composé de trois enceintes.
En 1150, Pierre Brémond, seigneur d’Auriol, fait construire un château et devient seigneur du lieu. Ses descendants, la famille d’Esparron, conservent ces droits jusqu’au début du XVe siècle. En 1535, les troupes de Charles Quint pillent le village, et le château est finalement détruit en 1593 par le Duc d’Épernon. Peypin est un village construit autour des ruines du château. On y retrouve notamment les vestiges d’une salle voûtée de 4 à 6 mètres (aujourd’hui ensevelie) ainsi que deux enceintes de remparts, dont l’une était renforcée par cinq tours rondes.
Le XVIIe siècle marque la construction du château de Valdonne et la découverte du lignite. Ainsi, l’activité industrielle se développe progressivement : en 1854, un premier four à ciment est exploité, suivi en 1860 du creusement du puits Armand, entre Les Termes et Auberge Neuve (fermé en 1954). En 1870, Peypin perd une partie de son territoire avec la création de la commune de La Destrousse.
À la fin du XIXe siècle, l’activité industrielle est florissante avec pas moins de 10 usines de ciment sur la commune. En 1910, l’exploitation de l’argile se développe au quartier des Pégouliers, tandis que l’usine Lafarge emploie jusqu’à 250 ouvriers avant sa fermeture en 1962.